Comment m'est venue cette passion ?

Et oui, depuis tout jeune, je suis un "mordu" d'Histoire. j'en ai même fait le choix de mes études lorsque le moment est arrivé. A l'université, je me suis spécialisé dans une période particulièrement riche et troublée de l'Histoire de France : la Révolution. Mon sujet de maîtrise a porté sur le rôle des femmes dans la province du Maine pendant la guerre civile (1793-1796) ; puis mon mémoire de troisième cycle a eu pour sujet la chouannerie dans la Mayenne. Après des remplacements comme prof d'Histoire, j'ai changé d'orientation, l'enseignement n'étant pas ma vocation, pour reprendre la petite entreprise familiale. MAIS, l'Histoire reste mon péché mignon et donc je me suis mis à la pratique de la reconstitution historique, ou plus précisément de l'Histoire Vivante : faire montrer comment vivait un soldat de la Révolution ou un Chouan à cette époque ! se mettre dans la peau d'un paysan de 1793 ou d'un jeune volontaire en Italie en 1796 ! ..quel bonheur ! Oui, je me suis créé deux personnages (que je présenterai plus tard) : le premier sert la République, le deuxième la combat. Et ainsi, je traine mes guêtres sur les sites de reconstitution avec mes amis ...
Ce blog aura pour but de faire connaître des éléments historiques de cette période ; des photos de sorties avec les copains de reconstitution ; le matériel militaire ; les bons films ; ect ....

# Posté le mardi 13 octobre 2009 11:04

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 12:19

LE BOCAIN

LE BOCAIN
Le Bocain est mon premier personnage en reconstitution. Il s'agit d'un chouan né en 1773 dans un village de Mayenne. Lorsque l'armée Vendéenne envahit le département en octobre 1793, ce paysan très pieux et monarchiste les rejoint dans la ville de Laval. Il participe alors à tous les combats de la Virée de Galerne (Entrammes, Dol, Granville, Le Mans). Revenu dans ses foyers après la déroute du Mans, il se cache pendant le terrible hiver 1793-1794. Puis il chouanne dans le département jusqu'à la paix de 1796. Il reprend les armes en 1799 quand le comte de Bourmont soulève la région. Il est tué lors de la prise du Mans le 15 octobre 1799.

# Posté le mardi 13 octobre 2009 13:14

Un peu de Pub !!!!!!!!!!!!

Un peu de Pub !!!!!!!!!!!!
Un peu de pub pour le livre "LES VENDEENS A LAVAL, octobre 1793" que j'ai écrit après trois années de recherches et qui a été grâcieusement édité par "Pays et Terroirs", une maison d'édition spécialisée dans les guerres de Vendée et de la Chouannerie. Voici le site où vous pouvez trouver le livre : www.pays-et-terroirs.com
sinon, vous pouvez me contacter bien sûr.

Le résumé :
Si les batailles du Mans et de Granville ont constitué des évènements clés de la campagne au nord de la Loire, elles sont exclusivement des défaites de l'Armée Vendéenne.
Or, cette armée a aussi connu des victoires pendant ces mois d'octobre à décembre 1793. celles - car elles sont au nombre de trois - remportées sous les murs de Laval ne sont pas moins importantes, puisqu'elles auraient pu changer complètement la face de la guerre et peut-être même de la Révolution.
C'est ici que va se jouer le destin de l'Armée Catholique et Royale : victoires inexploitées, tragiques décisions stratégiques ...
C'est une armée triomphante qui quitte la ville au début de novembre 1793 et ce sont des spectres démoralisés qui sont trainés vers la guillotine installée au centre de la cité à peine deux mois plus tard.
Pour parvenir à rassembler les renseignements les plus complets, notre démarche a consisté à puiser dans les archives administratives, militaires et cadastrales ; mais surtout à laisser parler les témoins directs en tentant de les confronter ; enfin à nous déplacer sur les lieux des affrontements afin de restituer au mieux les éléments d'histoire retrouvés et de les mettre en "vie" dans un récit au jour le jour."

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 09:56

LES COEURS DE CHOUANS

LES COEURS DE CHOUANS
Voici LE groupe de reconstitution de chouans et Vendéens. Plus que des reconstituants et des passionnés, ce sont des hommes et des femmes qui perpétuent encore aujourd'hui les traditions et valeurs chères aux révoltés de l'Ouest, et c'est tout à leur honneur.
Je me joins à eux en divers lieux de reconstitutions et commémorations afin que cette page sombre de la Révolution, cette terrible guerre de l'ouest, ne tombe pas dans l'oubli.
Bravo aux coeurs de chouans et à bientôt !

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 10:03

ce 16 octobre pendant la Révolution ... La bataille de Wattignies 16 octobre 1793

ce 16 octobre pendant la Révolution ... La bataille de Wattignies 16 octobre 1793
Le 28 septembre 1793, le prince de Saxe-Cobourg met le siège devant Maubeuge (actuel chef-lieu de canton du Nord). Le général Jourdan, nommé commandant en chef de l'armée du Nord par la Convention le 25 septembre, en remplacement du général Houchard suspecté de trahison par les représentants en mission et finalement arrêté, quitte alors le camp de Gravelle à la tête de 45 000 hommes pour se porter au secours de la cité assiégée. Le prince, informé de ce mouvement de troupe décide en conséquence de prendre position entre Avesnes et Maubeuge sur le plateau de Wattignies. Il ne dispose que de 21 000 hommes qu'il répartit comme suit: le centre appuyé sur le village de Wattignies (aujourd'hui nommé Wattignies-la-Victoire), et son aile droite sur la Sambre.


Le 14 octobre ont lieu les premières escarmouches entre les deux armées mais sans conséquences. Lazare Carnot, connu également sous le nom de « l'organisateur de la victoire », représentant du tout-puissant Comité de Salut Public, reconnait les positions ennemies en compagnie de Jourdan. Deux stratégies opposées se dessinent alors : Jourdan suggère de fixer le centre de l'armée autrichienne et d'attaquer avec les ailes, ce qu'il pouvait se permettre au vu de sa supériorité numérique ; Carnot, quant à lui, préconise une attaque frontale, somme toute assez classique. Finalement, le politique primant le militaire en France à cette époque, c'est la stratégie de Carnot, plus brute, qui est retenue.

La bataille qui va durer deux jours, s'étendra sur un front de 20 kilomètres et prendra la forme d'une bataille parallèle, les deux armées se faisant face, comme précédemment aux batailles de Jemappes et de Neerwinden ou plus tard à la bataille de Fleurus.Cette bataille finalise la défaite des Autrichiens et protège la France tout au moins sur la frontière nord.Le 15 octobre, les Français lancent l'assaut contre les positions autrichiennes mais sans succès probant. Le lendemain, sous les ordres du jeune général Florent Duquesnoy, un effort de l'aile droite française porté contre l'aile gauche autrichienne permet finalement aux troupes révolutionnaires de remporter la victoire et de contraindre le prince de Saxe-Cobourg à se replier.Duquesnoy,ancien sous officier de la gendarmerie royale s'etait deja signalé a la bataille d'Hondschoote pres de Dunkerque ce qui lui avait valu son grade de general.Devant Wattignies il lance une manoeuvre jugée irrealisable par les autrichiens:vers 5 h du matin du 16 octobre,il profite de la brume matinale pour lancer ses artilleurs et ses fantassins qui tirent et poussent les canons de Gribeauval le long de la pente menant sur la position autrichienne par son coté non protégé.Les pieces sont deplacées apres chaque tir,provoquant la surprise complete chez les autrichiens. Le prince constate que ses propres canons ont été pris au village de Wattignies et sont retournés contre lui par les français de Duquesnoy. Il est pris en tenaille entre le Sud tenu par Jourdan, l'Est tenu par Duquesnoy et le Nord tenu par la place forte de Maubeuge.

L'inertie de la garnison de Maubeuge fut sévèrement reprochée à son commandant car une sortie aurait permis d'écraser les troupes de Cobourg. Il est à remarquer que l'issue de cette bataille était perçue comme très incertaine à Paris au point de précipiter l'exécution de la reine Marie Antoinette en ce 16 octobre 1793. Ce même jour à 13h les Autrichiens sont bousculés sur le plateau de Souvergeaux, les combats sont intenses et malgré les escarpements du terrain les Français réussissent à gravir ces pentes sous une pluie de balles et de boulets. Pendant ce temps de l'autre coté du village , d'autre combats se déroulent au lieu dit "le Try Glarges" où la cavalerie autrichienne entre en jeu; cette attaque et alors repoussée par les Français


Le succès français pour certains est peu glorieux puisqu'il fallut tout de même deux jours à 45 000 Français pour défaire 21 000 Anglo-Autrichiens. Les Français ont des pertes plus élevés car ils devaient affronter un ennemi en position défensive sur des hauteurs trés difficiles d'accès. Cependant, les hommes de Cobourg étaient des militaires professionnels, tandis que les troupes françaises étaient constituées de jeunes recrues encadrées par les soldats de métier de l'ex armée royale. De plus les Français disposaient de peu d'équipement à l'exception des remarquables nouveaux canons de Gribeauval. In fine, cette victoire a permis de rétablir la situation militaire sur la frontière Nord-Est de la France après les défaites de la première partie de l'année 1793, surtout celle de Neerwinden, et la trahison du général Dumouriez le 3 avril de la même année. Après cette victoire, la Convention ordonne au général Jourdan de reprendre la Belgique aux coalisés mais celui-ci échoue, l'exploitation du succès obtenu à Wattignies n'ayant pu se réaliser faute notamment d'armes et de munitions qui faisaient alors cruellement défaut. Napoléon considérait la bataille de Wattignies comme la principale de toute la révolution des années 1792/1793.

Les pertes françaises s'élevèrent à 5000 hommes, celles des Anglo-autrichiens à 2500 hommes.

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 10:01